Quelques photos, les plus révélatrices, de la violence de cette tempête et des dégâts qu'elle a occasionnés
Les routes communales étaient encombrées de branchages, d'arbres divers ...
de chênes de tous gabarits...
d'arbres enchevêtrés, de pierres...
de chênes respectables, de véritables murailles de bois...

de chênes tri, voire quadricentenaires qui, pour les dégager, ont demandé à employer des moyens professionnels, tant humains que matériels.

Dans leur chute, les arbres ont sérieusement endommagé tant le réseau électrique que le réseau téléphonique.

Monsieur Parrot, bûcheron professionnel, avec son monstre d'acier, a eu raison des arbres, les plus énormes comme les plus dangereux, soit en les poussant sur le bord des routes...
soit en les tirant au moyen du treuil de son tracteur.

De l'audace pour certains, seulement de la témérité réfléchie pour le professionnel qui doit se frayer un passage à travers cet amoncellement inextricable de branches !

Merci à Monsieur Parrot pour sa disponibilité (immédiate), son efficacité et son dévouement qui avec Edmond, le cantonnier municipal et son équipe de bénévoles a, durant 3 jours, du dimanche 28 février au mardi 2 mars, dégagé toutes les routes communales.

Merci à tous les riverains de routes qui par leurs propres moyens ont, eux-aussi dégagé les chemins d'accès à leurs maisons.

Merci à tous les corps de pompiers qui ont bâché des toitures de maisons et dégagé quelques chemins.

Merci à ERDF qui, avec des moyens renforcés, a rétabli le courant électrique dans des délais très raisonnables.

Un mauvais point à France Télécom qui 15 jours après cette tempête n'a pas encore redressé le réseau téléphonique, sachant de plus que la téléphonie mobile n'arrose pas tout le territoire de Montory (un pylône SFR qui ne permet pas d'arroser tout le territoire. Quant à Orange, il semble se désintéresser totalement de Montory).

Cette tempête a terrassé de nombreux arbres fruitiers, pommiers, poiriers, cerisiers, noyers, châtaigniers et autres essences soit en les déracinant...

soit en les tordant, les vrillant, les torturant et finalement en les cisaillant et les écimant.
Combien de générations d'hommes ce chêne vénérable a-t-il vu défiler à son pied, combien d'animaux a-il dû nourrir, combien d'oiseaux ont-ils niché dans son feuillage, combien d'insectes, combien de palombes, combien ....
et celui-là, au diamètre de la taille d'un homme, quel âge peut-il avoir ? 300 ans sûrement, 400 peut-être, 500 pourquoi pas ?
Les bois des particuliers n'ont pas été épargnés : les bois aux essences hétérogènes, les plantations de résineux...
les vieux chênes et châtaigniers... les bosquets de chênes et leur cabane de chasse à la palombe.
La forêt communale de la "montagne" a terriblement souffert, en particulier la plantation de résineux de Maillordoquy qui présente un spectacle d'épouvante, tellement elle a été saignée à blanc. Cela sans compter les nombreuses zones saccagées dans lesquelles les hêtres ont été soit déracinés, soit brisés, décapités.
Les dégâts sont répartis sur environ 90 ha dont sur près de 60 ha des dégâts significatifs. En comptant le hêtre, le sapin et le pin, les dégâts estimés seraient de 5 000 à 6 000 m3 de bois.
Quant aux biens immobiliers, on peut déplorer des ardoises volatilisées, des toitures emportées, des toitures battues par des objets très hétéroclites...
une remorque de 1,8 t renversée sur le flanc, un abri de voiture désintégré...
des couvertures en tuiles malmenées, des tôles ondulées emportées comme des fétus de paille...
des ardoises en éverites emportées, des panneaux de bac acier tordus et emportés d'une seule pièce avec leurs liteaux si ce n'est avec des chevrons...
des charpentes mises à nues...
les portes et plaques de couvertures de hangars métalliques récents emportées, éparpillées dans la nature, certaines à plus de 200 mètres...
des charpentes entières et leurs couvertures décollées de leurs appuis et jetées au sol...
les plaques de fibro-ciment d'une couverture de stabulation récente volant à des centaines de mètres...
une grange totalement mise à nu, décoiffée de sa charpente et couverture et faisant écrouler une partie des murs...
une autre grange qui a perdu les 2/3 de sa toiture entraînant dans sa chute une partie des murs...
près de la moitié de la toiture détachée de cette maison d'habitation, maintenant dévastée, et jetée au sol. Cela sans compter les cloisons ébranlées et surtout le traumatisme psychologique de ses habitants très âgés.
A tous les habitants de Montory qui ont subi des dégâts, tant dans le foncier bâti que non bâti, nous souhaitons beaucoup de courage et la force de remettre leurs biens en état dans la mesure du possible.